Côte d’Ivoire-Mali : un accord historique sur le tracé définitif de la frontière

Jeudi 27 Aout 2026 19:00

Abidjan et Bamako ont adopté le tracé définitif de leur frontière commune, ouvrant la voie à la signature d’un traité et aux travaux d’abornement.


 

Un nouveau chapitre s’ouvre dans les relations entre la Côte d’Ivoire et le Mali. Réunie à Bamako du 21 au 25 août 2026, la Commission technique mixte de matérialisation de la frontière commune a adopté, d’un commun accord, le tracé définitif de la frontière ainsi que l’avant-projet de Traité de délimitation.
 

Cette avancée intervient après la mission conjointe de reconnaissance technique conduite du 12 au 19 avril dans la zone de Pogo-Zégoua. Les conclusions de cette opération ont servi de base aux échanges entre les experts des deux pays, qui ont également validé le schéma du canevas de base.
 

Ce document constitue une étape essentielle. Il servira de référence technique pour les prochaines opérations de démarcation et l’installation physique des bornes frontalières. La délégation ivoirienne était conduite par Konaté Diakalidia, secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire.
 

Au-delà de sa dimension technique, l’accord revêt une portée diplomatique importante. La clarification du tracé doit contribuer à réduire les risques de différends dans les zones frontalières et à renforcer la coopération entre les populations et les autorités locales.
 

Pour Abidjan comme pour Bamako, cette démarche s’inscrit dans une volonté de faire de la frontière un espace mieux administré, sécurisé et propice aux échanges. Dans une région confrontée à d’importants défis sécuritaires, la matérialisation des limites territoriales apparaît également comme un outil de stabilité.
 

Le calendrier prévoit désormais la poursuite du processus avant la fin de l’année 2026. Les gouvernements ivoirien et malien devraient procéder à la signature officielle du Traité de délimitation, avant le déploiement du canevas de base sur le terrain et le lancement des travaux d’abornement.
 

Après plusieurs étapes techniques, Abidjan et Bamako franchissent ainsi un cap majeur. La frontière commune ne devrait plus seulement être perçue comme une ligne de séparation, mais comme un espace de coopération, de paix et de développement au bénéfice des communautés riveraines.

Félix N'Guessan
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Félix N'Guessan