La question de la gestion des déchets reste un défi majeur dans le district autonome d’Abidjan, où les autorités font face à une production quotidienne estimée à environ 5 000 tonnes d’ordures ménagères.
Face à la presse, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a rappelé l’ampleur du phénomène. Selon lui, cette quantité importante de déchets explique les difficultés récurrentes de collecte, surtout lorsque le ramassage n’est pas assuré de manière régulière et efficace dans toutes les communes.
Le ministre a indiqué que la situation actuelle est liée à plusieurs facteurs, notamment des dysfonctionnements dans la chaîne de collecte et la saturation des infrastructures existantes. Deux centres de traitement des déchets étaient jusque-là opérationnels, mais ceux-ci ne sont plus en mesure d’absorber les volumes actuels, ce qui accentue les accumulations dans certains quartiers.
Pour faire face à cette urgence environnementale et sanitaire, le gouvernement annonce des mesures structurantes, dont la construction d’un troisième centre de traitement. Cette nouvelle infrastructure est présentée comme une réponse à moyen terme pour soulager le système actuel et améliorer la gestion globale des déchets dans la capitale économique.
Au-delà des infrastructures, les autorités insistent également sur la nécessité d’une meilleure organisation du secteur et d’un renforcement de la sensibilisation des populations. La gestion des déchets à Abidjan reste en effet un enjeu collectif, impliquant à la fois les pouvoirs publics, les opérateurs techniques et les citoyens.
Des milliards de francs CFA sont déjà investis chaque année dans le secteur, mais les résultats restent jugés insuffisants par plusieurs observateurs. Ces derniers appellent à une approche plus anticipative, combinant prévention, responsabilisation et modernisation des équipements.
Dans ce contexte, la crise des déchets à Abidjan apparaît comme un test important pour les politiques publiques environnementales en Côte d’Ivoire, avec l’objectif de transformer durablement la gestion urbaine des grandes villes du pays.