Réuni ce jeudi 14 mai 2026 au Palais de la Culture de Treichville, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire a affiché un visage de fermeté. Au-delà de la mobilisation militante et de la réélection de Laurent Gbagbo à la tête du parti, ce premier congrès ordinaire a surtout été marqué par une vague de sanctions disciplinaires visant plusieurs figures politiques du mouvement.
Dans une ambiance mêlant ferveur militante et démonstration d’autorité, la direction du parti a annoncé la radiation de trois personnalités : Ahoua Don Mello, Fernand Ahilé et Kanga Kouakou Antoine. Ce dernier avait récemment officialisé son rapprochement avec le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, un choix jugé incompatible avec les orientations du parti.
Le congrès a également prononcé des suspensions contre plusieurs cadres influents. Stéphane Kipré et Ouégnin-Georges Armand écopent ainsi de 18 mois de suspension de toutes activités liées au parti. Au total, quatorze militants sont concernés par cette mesure, tandis que onze autres membres ont été suspendus pour une durée de douze mois.
Selon des sources internes, ces sanctions trouvent leur origine dans le non-respect de la ligne politique définie par le parti, notamment le boycott des élections législatives. Plusieurs responsables sanctionnés auraient participé au scrutin malgré les consignes de la direction.
À quelques échéances électorales importantes, le PPA-CI cherche ainsi à réaffirmer son autorité et à resserrer ses rangs autour de la stratégie portée par Laurent Gbagbo.