Conflit au Moyen-Orient : l’ONU évoque un coût d’un milliard $ par jour

Vendredi 13 Mars 2026 14:17

L’ONU alerte sur le coût colossal de la guerre au Moyen-Orient, estimé à un milliard de dollars par jour, alors que les crises humanitaires s’intensifient.


 

La guerre qui secoue actuellement le Moyen-Orient continue de s’intensifier et d’alourdir un bilan déjà dramatique. Selon les Nations unies, le conflit coûterait près d’un milliard de dollars par jour, une charge financière colossale qui intervient alors que les besoins humanitaires mondiaux atteignent un niveau critique.
 

Sur le terrain, les conséquences se multiplient. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) indique que près de 3,2 millions d’Iraniens ont été déplacés à l’intérieur de leur propre pays depuis le début des hostilités. Alors que la guerre entre dans son quatorzième jour, les combats continuent de s’étendre et d’impliquer plusieurs acteurs de la région.
 

À Téhéran, l’armée israélienne a mené une nouvelle série de frappes ciblant des infrastructures stratégiques. La télévision d’État iranienne a rapporté de puissantes explosions dans le centre de la capitale, précisant que certaines frappes ont eu lieu au moment d’un rassemblement organisé pour la journée annuelle de soutien aux Palestiniens.
 

Dans le même temps, la tension est montée d’un cran sur le front nord d’Israël. Durant la nuit de mercredi à jeudi, le Hezbollah a tiré plus de 200 roquettes vers la Galilée et la région de Haïfa, provoquant une vive inquiétude parmi les populations civiles.
 

Les opérations militaires se poursuivent également au Liban. Vendredi, l’armée israélienne a lancé plusieurs frappes dans différentes régions du sud du pays. L’une d’elles a notamment détruit un pont sur le fleuve Litani, dans une zone que l’État hébreu affirme être utilisée par les combattants du Hezbollah, allié de l’Iran.
 

Parallèlement, des explosions ont été signalées dans plusieurs pays du Golfe, accentuant la crainte d’une extension du conflit. Un réservoir d’hydrocarbures a été touché à Bahreïn, tandis qu’un vaste champ pétrolier en Arabie saoudite, un aéroport au Koweït et un port à Oman ont également été frappés.
 

Ces attaques ont aussi des répercussions sur l’économie mondiale. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole, est désormais presque paralysé. Cette situation fait redouter une hausse rapide des prix de l’énergie sur les marchés internationaux dans les jours à venir.
 

Face à cette escalade, les Nations unies tirent la sonnette d’alarme. Le chef des opérations de secours d’urgence de l’organisation souligne que ce conflit intervient à un moment particulièrement critique pour l’aide humanitaire mondiale. Les besoins explosent alors que les financements restent largement insuffisants.

En décembre dernier, l’ONU avait lancé un appel de 23 milliards de dollars pour venir en aide à 87 millions de personnes parmi les plus vulnérables à travers le monde. Mais selon les derniers chiffres communiqués par l’organisation, plus de 14 milliards de dollars manquent encore pour pouvoir mettre en œuvre ce plan d’assistance. Dans ce contexte déjà fragile, la guerre au Moyen-Orient risque d’aggraver encore les crises humanitaires qui frappent plusieurs régions de la planète.


Félix N'Guessan