Carburants en avril 2026 : stabilité à la pompe, choc tarifaire pour les industriels

Mercredi 1 Avril 2026 05:00

Si les ménages ivoiriens conservent des prix inchangés à la pompe, les entreprises, elles, subissent une nette flambée des coûts énergétiques, notamment à Abidjan.


Une station Petro Ivoire
 

En avril 2026, la Côte d’Ivoire poursuit sa politique de stabilité des prix des carburants pour le grand public. Dans une note publiée le 31 mars par la Direction Générale des Hydrocarbures (DGH), les tarifs applicables du 1er au 30 avril confirment le maintien des prix à la pompe, dans un contexte où la préservation du pouvoir d’achat reste une priorité des autorités.
 

Ainsi, le litre de super demeure fixé à 820 FCFA, tandis que le gasoil moteur reste à 675 FCFA. Le pétrole lampant, largement utilisé dans les ménages, est maintenu à 705 FCFA. Même constance du côté du gaz butane : la bouteille de 6 kg est toujours vendue à 2 000 FCFA, et celle de 12,5 kg à 5 200 FCFA. Une stabilité devenue la norme depuis plusieurs mois, déjà observée tout au long de l’année 2025 et au début de 2026.
 

Mais derrière cette apparente accalmie pour les consommateurs se cache une tout autre réalité pour les industriels. À Abidjan, les tarifs des hydrocarbures destinés aux activités industrielles connaissent une hausse marquée, rompant avec la relative modération observée l’an dernier.
 

Le Distillat Diesel Oil (DDO) enregistre une progression spectaculaire, passant de 622 à 872 FCFA le kilogramme. Le Fuel oil 180 suit la même tendance, grimpant de 411 à 557 FCFA. Quant au gaz butane en vrac industriel et aux bouteilles de plus de 28 kg, ils atteignent désormais 723,823 FCFA le kilogramme, contre 541,928 FCFA en mars.
 

Cette hausse significative des coûts énergétiques risque de peser lourdement sur les charges d’exploitation des entreprises, notamment dans les secteurs fortement dépendants de l’énergie. Elle pourrait également avoir des répercussions indirectes sur les prix des biens et services, dans un contexte économique déjà marqué par des tensions sur les coûts de production.
 

Face à ces évolutions contrastées, la Direction Générale des Hydrocarbures insiste sur le respect strict des prix homologués. Stations-service et distributeurs sont tenus d’afficher clairement les tarifs en vigueur durant toute la période, sous peine de sanctions.
 

Entre soutien aux ménages et pression accrue sur les industriels, la politique énergétique ivoirienne continue de naviguer entre équilibre social et réalités économiques.

Félix N'Guessan
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Félix N'Guessan