Le camp Général de Corps d’Armée Ouattara Paul Thomas d’Aquin franchit une nouvelle étape de son histoire. Ce lundi 9 juin 2026, le colonel Koupé Silué a officiellement pris le commandement de cette importante emprise militaire, lors d’une cérémonie présidée par le chef d’État-Major général des Armées, le général d’Armée Lassina Doumbia.
Cette installation intervient un peu plus d’un an après la rétrocession de l’ancien 43e Bataillon d’infanterie de marine (BIMA) par les forces françaises aux Forces armées de Côte d’Ivoire. Un transfert symbolique qui marque le renforcement de la souveraineté militaire ivoirienne sur ce site stratégique.
Dans son adresse, le général Lassina Doumbia a rappelé que l’arrêté ministériel du 23 avril 2026 a fixé l’organisation du camp et confié sa gestion au colonel Koupé Silué. Désormais, ce dernier est l’autorité chargée de l’administration et du fonctionnement général de l’infrastructure.
Visiblement ému, le nouveau commandant a exprimé sa gratitude envers les autorités militaires pour la confiance placée en lui. Il a également rendu hommage à ses parents disparus avant de s’engager à exercer ses fonctions avec rigueur, discipline et sens du devoir. Sa vision est claire : faire du camp un véritable outil interarmées au service de la coopération entre les différentes composantes des Forces armées ivoiriennes.
Officier issu de la 34e promotion de l’École des Forces armées de Bouaké, dont il est sorti major en 2003, le colonel Koupé Silué possède un parcours marqué par l’excellence. Breveté de l’École de Guerre-Terre de Paris et spécialiste des opérations commandos et spéciales, il a dirigé plusieurs unités d’élite, notamment le Détachement Commando et d’Opérations spéciales, la Base des Forces spéciales d’Adiaké et le 1er Bataillon de Commandos et de Parachutistes.
Sa nomination à la tête du camp Ouattara Thomas d’Aquin consacre plus de vingt années de service au sein des Forces armées de Côte d’Ivoire et ouvre une nouvelle page dans l’histoire de cette infrastructure militaire stratégique.