À Mora, Fotokol, Mada, Makary et Kolofata, les équipes médicales sont mobilisées pour contenir la propagation de la maladie, avec l’appui de Médecins Sans Frontières (MSF). Dans les structures sanitaires, la prise en charge des cas suspects repose notamment sur un dépistage rapide et un isolement des patients testés positifs.
À l’hôpital de district de Mora, un centre de traitement spécialement aménagé accueille les malades. Selon Amine Ozong Kavaye, surveillant général du centre, le premier cas y a été enregistré le 18. Depuis, 25 cas ont été recensés, dont neuf tests rapides négatifs et un décès. Deux patients étaient encore hospitalisés au moment du reportage, tandis que le centre reçoit en moyenne un à deux nouveaux patients par jour.
La prévention constitue également un volet majeur de la riposte. Des relais communautaires parcourent les quartiers afin de sensibiliser les populations aux risques liés à la défécation à l’air libre, au manque d’hygiène et aux difficultés d’accès à l’eau potable.
Dans cette région confrontée à des conditions sanitaires précaires, les autorités redoutent une aggravation de la situation avec les pluies. La mobilisation des communautés et le respect des mesures d’hygiène apparaissent ainsi essentiels pour freiner la transmission de cette maladie potentiellement mortelle.
Alors que le bilan dépasse désormais le millier de cas, les services sanitaires poursuivent leurs efforts pour contenir l’épidémie et éviter une nouvelle progression du choléra dans les localités touchées.