Le Pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a rejeté, lundi, la demande de liberté provisoire formulée par l’ancien ministre Lionel Bilgo et son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré. Tous deux sont poursuivis notamment pour exercice illégal d’activités foncières et publicité de promotion immobilière sans autorisation.
La défense avait plaidé pour leur remise en liberté, éventuellement sous contrôle judiciaire, estimant que l’enquête était achevée et que les prévenus présentaient des garanties suffisantes de représentation. « La liberté est le principe et la détention l’exception », a soutenu l’un des avocats.
Le parquet s’est opposé à la demande, évoquant notamment un risque de subornation de témoins et des garanties jugées insuffisantes. À l’audience, Lionel Bilgo a assuré vouloir rester à la disposition de la justice. Vincent de Paul Kaboré a indiqué qu’ils s’étaient présentés librement aux autorités pour « dire la vérité ».
Le juge a également rejeté l’exception de nullité visant le second mandat de dépôt. L’affaire, qui concerne notamment des opérations foncières à Léguéma et Lôgofourousso, a été renvoyée au 5 octobre 2026.