Un drame bouleverse la ville de Bloléquin, dans la région du Cavally, à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Samedi 3 octobre 2026, Koulai Jérémie, âgé de quatre ans et élève en moyenne section de maternelle, a fait une chute mortelle dans une fosse septique laissée ouverte au quartier Gaman.
Selon les premiers éléments rapportés, l’enfant jouait avec d’autres camarades lorsqu’il est tombé dans le trou. Pris en charge après l’accident, il a été conduit à l’Hôpital général de Bloléquin. Malgré les soins prodigués, son décès a été constaté le lendemain, dimanche 4 octobre.
Une enquête a été ouverte afin d’établir avec précision les circonstances du drame et de déterminer notamment si cette chute relève d’un accident ou d’un éventuel acte délibéré.
Au-delà de l’émotion suscitée par la disparition de l’enfant, ce drame remet en lumière les risques liés aux fosses septiques, excavations et autres chantiers insuffisamment sécurisés au sein des zones d’habitation. Lorsqu’ils restent ouverts ou ne bénéficient d’aucune protection, ces ouvrages constituent de véritables pièges, particulièrement pour les enfants.
La tragédie de Bloléquin prend une résonance encore plus douloureuse dans la région. Le même jour, à Biankouma, un autre enfant, âgé de six ans, a également perdu la vie dans un accident similaire.
En l’espace d’un week-end, deux vies d’enfants ont ainsi été fauchées dans des circonstances qui interrogent la prévention et la sécurisation des espaces dangereux. Ces drames rappellent l’urgence de mieux protéger les fosses, chantiers et excavations situés à proximité des habitations, afin d’éviter que de simples négligences ne se transforment en tragédies familiales.