Le Ghana est entré dans une phase décisive de sa préparation pour la prochaine Coupe du monde. Dans la nuit de lundi, la Fédération ghanéenne a officialisé le limogeage de Otto Addo, à la suite d’une cinquième défaite consécutive, concédée face à l’Allemagne (1-2). Une série noire qui met fin à un second passage jugé catastrophique, marqué notamment par une CAN 2025 manquée, une première en deux décennies pour les Black Stars.
Face à l’urgence de la situation, la Ghana Football Association (GFA) privilégie un profil expérimenté, connaissant le football africain et ayant déjà disputé une Coupe du monde. Quatre noms émergent pour reprendre une sélection en quête de repères.
Parmi eux, Hervé Renard apparaît comme une option de premier plan. Le technicien français, double champion d’Afrique avec la Zambie (2012) et la Côte d’Ivoire (2015), possède une solide expérience des grandes compétitions internationales. Il s’est également illustré lors du Mondial 2022 en menant l’Arabie saoudite à une victoire historique contre l’Argentine. Actuellement en poste dans le Golfe mais fragilisé par des résultats récents, Renard n’a jamais caché son désir de revenir sur le continent africain, ce qui renforce la crédibilité de cette piste.
Autre candidat sérieux, James Kwesi Appiah bénéficie d’un fort soutien local. Ancien sélectionneur du Ghana à deux reprises, il connaît parfaitement l’environnement des Black Stars et avait conduit l’équipe à la Coupe du monde 2014. Depuis 2023, il s’illustre à la tête du Soudan, avec des performances solides lors des éliminatoires.
Le Marocain Walid Regragui figure également parmi les profils étudiés. Demi-finaliste du Mondial 2022 et finaliste de la CAN 2025, il incarne une option moderne et ambitieuse, capable de hisser une sélection africaine au plus haut niveau.
Enfin, le Belge Tom Saintfiet, actuellement en poste au Mali, reste une alternative crédible. Déjà en discussions avec la Fédération par le passé, il affiche un intérêt certain pour le poste, même si son manque d’expérience en Coupe du monde pourrait jouer en sa défaveur.
À l’approche du tournoi mondial, le futur sélectionneur n’aura que peu de temps pour imprimer sa marque. Deux matchs amicaux, face au Mexique (22 mai) et au Pays de Galles (2 juin), serviront de premiers tests pour relancer une équipe ghanéenne en quête de confiance.