Le Niger veut donner un nouvel élan au Programme du barrage de Kandadji, un projet considéré comme stratégique pour l’avenir du pays. Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a reçu, lundi 27 juillet 2026, les conclusions des États généraux consacrés à la relance de cet ouvrage majeur.
Organisées du 8 au 10 juillet à Niamey, ces assises avaient pour objectif de faire un diagnostic complet des difficultés qui freinent depuis plusieurs années la réalisation du barrage et de proposer des solutions concrètes pour accélérer son achèvement.
À l’issue des travaux, le Comité de financement du Programme Kandadji a présenté trois options aux autorités nigériennes. La première consiste à maintenir le modèle actuel, malgré les retards enregistrés. La deuxième propose une réalisation du barrage par les compétences nationales, avec des moyens mobilisés principalement par les Nigériens eux-mêmes. La troisième privilégie un rôle central de l’État, tout en s’appuyant sur des partenaires financiers capables d’apporter un soutien ciblé.
Pour le gouvernement nigérien, le barrage de Kandadji dépasse la seule question énergétique. Il constitue un outil de souveraineté économique, capable de renforcer la production agricole, d’améliorer l’accès à l’électricité et de mieux exploiter les ressources hydrauliques du pays.
Lors de l’ouverture des États généraux, Ali Mahamane Lamine Zeine avait appelé à un « moment de vérité, de responsabilité et d’engagement collectif » afin d’identifier les obstacles et de définir une nouvelle dynamique pour le programme.
Prévu sur le fleuve Niger, le barrage de Kandadji figure parmi les plus grands projets d’infrastructures du pays. Les autorités espèrent désormais que les recommandations issues de ces travaux permettront de franchir une nouvelle étape vers sa concrétisation et d’en faire un moteur du développement national.