Attécoubé : l’ONPC alerte sur des zones à haut risque avant la saison des pluies

Mercredi 20 Mai 2026 18:00

À Attécoubé, l’ONPC signale de fortes vulnérabilités avant les pluies : collines occupées, réseaux bouchés et risques d’inondation élevés.


Attécoubé, une commune dense d’Abidjan où l’habitat précaire reste largement dominant.
 

Dans la commune d’Attécoubé, l’alerte est sérieuse. Le mardi 19 mai 2026, les équipes de l’Office National de la Protection Civile ont sillonné plusieurs quartiers à risques, notamment Agban Attié, Gbinta, Secteur Avou Aka, Locodjoro et Nématoulaye. Objectif : identifier les vulnérabilités avant le pic de la saison des pluies.
 

Le constat est préoccupant. Dans ces zones densément peuplées, l’habitat précaire s’est étendu sur des flancs de colline instables, sans ouvrages de soutènement adaptés. Ces constructions exposent directement les habitants aux glissements de terrain en cas de fortes précipitations. À cela s’ajoute la présence de maisons érigées à proximité immédiate de lignes électriques à haute tension, accentuant les risques d’accidents graves.
 

Autre point critique : l’état des réseaux d’assainissement. Caniveaux inexistants ou obstrués, systèmes d’évacuation défaillants, accumulation de déchets… les conditions sont réunies pour provoquer des inondations rapides dès les premières pluies soutenues. Les habitants vivent ainsi dans une précarité hydrique permanente, aggravée par la densité urbaine.
 

Attécoubé n’est pas un cas isolé. Plusieurs communes du district d’Abidjan sont régulièrement touchées par des drames similaires lors de la grande saison des pluies, qui s’étend d’avril à juillet, avec un pic entre mai et juin. En juin 2024 déjà, des épisodes de fortes précipitations avaient entraîné des glissements de terrain meurtriers dans certains quartiers de la capitale économique.
 

Face à cette situation, les autorités attendent désormais des mesures concrètes. L’ONPC appelle à l’assainissement des réseaux défaillants et à la libération des emprises identifiées comme zones à haut risque. Mais aucun calendrier précis n’a encore été communiqué, laissant planer l’incertitude sur la mise en œuvre des interventions.
 

En attendant, les populations concernées restent exposées. Chaque épisode pluvieux ravive la même inquiétude : celle de voir les fragilités du sol et des infrastructures se transformer en catastrophes humaines.

Félix N'Guessan
Lu 3 fois
Félix N'Guessan