L’Algérie fait face à une nouvelle vague d’incendies meurtriers. Douze personnes ont perdu la vie mercredi dans plusieurs feux de forêt qui ont touché le nord-est du pays, tandis que des dizaines d’autres ont été blessées, selon un bilan communiqué par les autorités.
La province de Jijel est la plus durement touchée avec cinq décès, suivie de Béjaïa avec quatre morts et de Tizi Ouzou, où trois personnes ont péri. Le bilan officiel est nettement supérieur aux premières informations diffusées par les médias locaux, qui faisaient état de deux morts à Béjaïa.
Dans cette province côtière située à environ 300 kilomètres à l’est d’Alger, plusieurs habitants ont dû être évacués face à la progression des flammes. Les services de protection civile étaient mobilisés pour tenter de maîtriser les différents foyers et sécuriser les zones habitées.
Au total, 69 incendies étaient recensés mercredi à travers le pays. L’ampleur de la situation a également entraîné la fermeture de trois grands axes routiers reliant plusieurs régions de l’est algérien, perturbant les déplacements des populations.
Une menace amplifiée par le climat
Au-delà de cette nouvelle catastrophe, les autorités sont confrontées à une multiplication des épisodes de chaleur et de sécheresse, des conditions qui favorisent la propagation rapide des feux de végétation. Le changement climatique contribue à accentuer la fréquence et l’intensité de ces phénomènes.
Le mois de juillet avait déjà été particulièrement éprouvant. Près de 2 000 incendies avaient été enregistrés sur l’ensemble du territoire algérien, mobilisant d’importants moyens de secours.
Ces nouveaux sinistres relancent la question de la prévention des incendies, de la protection des populations et de l’adaptation des territoires face aux effets croissants du changement climatique. Pour les régions forestières du nord de l’Algérie, chaque saison chaude apparaît désormais comme une période de vigilance maximale.