Agboville : un gendarme condamné à 18 mois de prison pour avoir déclenché une grenade lacrymogène dans un maquis

Mercredi 22 Juillet 2026 12:00

Après avoir semé la panique dans un maquis d'Agboville avec une grenade lacrymogène, un gendarme écope de 18 mois de prison et de lourdes sanctions.


Photo IA.
 

Le Tribunal militaire d'Abidjan a voulu faire de cette affaire un exemple. Jeudi 9 juillet 2026, il a condamné le Maréchal des logis D.M. à 18 mois d'emprisonnement, dont 12 mois ferme et 6 mois avec sursis, pour avoir utilisé une grenade lacrymogène en dehors de tout cadre opérationnel.
 

Les faits remontent à la nuit du 6 au 7 mars 2026. Alors qu'il passait la soirée dans un maquis du quartier RAN, à Agboville, le sous-officier, qui consommait de l'alcool, a dégoupillé une grenade lacrymogène sur le parking de l'établissement. En quelques secondes, la fumée s'est propagée, provoquant une vive panique parmi les clients, contraints de quitter les lieux dans la précipitation.
 

Identifié par les responsables du maquis, le militaire a été dénoncé à sa hiérarchie dès le lendemain. À la barre, il a reconnu les faits, expliquant avoir volontairement lancé l'engin fumigène dans un caniveau avant de rentrer chez lui.
 

Reconnu coupable de trouble à l'ordre public, de mise en danger d'autrui, de dissipation de matériel militaire et de violation de consigne, il est également frappé d'une interdiction de porter une arme et d'exercer les fonctions de juré ou d'assesseur pendant cinq ans. Le tribunal a en outre ordonné la publication de la décision dans toutes les casernes, rappelant que les équipements militaires ne peuvent être utilisés qu'en service et que tout manquement expose leurs détenteurs à des sanctions pénales exemplaires.

Félix N'Guessan
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Félix N'Guessan