Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales à l’horizon 2026, le Fonds monétaire international FMI a procédé à une révision de ses estimations de croissance et de richesse produite en Afrique subsaharienne, redistribuant ainsi les positions des principales économies de la région.
Selon les nouvelles projections, l’Angola réalise une progression notable, avec un produit intérieur brut (PIB) estimé à 152,35 milliards de dollars en 2026, et une croissance revue à la hausse à 2,3 %. Cette dynamique permet au pays de se hisser au troisième rang des économies d’Afrique subsaharienne, confirmant son retour parmi les poids lourds régionaux.
L’Angola se positionne ainsi derrière le Nigeria, estimé à 377,37 milliards de dollars, et l’Afrique du Sud, qui conserve sa place de première économie de la région avec près de 479,96 milliards de dollars de PIB.
Dans ce classement réajusté, d’autres économies majeures suivent de près. Le Kenya occupe la quatrième position avec 147,26 milliards de dollars, talonné par l’Éthiopie (121,53 milliards), le Ghana (118,29 milliards) et la Tanzanie (94,89 milliards).
Au-delà des performances nationales, le rapport souligne une dynamique régionale globalement positive. La croissance en Afrique subsaharienne est projetée à environ 4,3 % en 2026, soit un niveau supérieur à la moyenne mondiale estimée à 3,1 %. Les économies émergentes et en développement affichent, quant à elles, une progression moyenne de 3,9 %, confirmant le poids croissant du continent dans l’économie mondiale.
Cette reconfiguration des équilibres économiques traduit à la fois la résilience de certaines économies et les défis persistants liés à la diversification, à l’investissement et à la stabilité macroéconomique dans la région.